A bord du Citroën SpaceTourer Rip Curl

Ce n’est pas tous les jours que l’on vous propose de prendre le temps d’un week-end, le volant d’un showcar. Aussi, lorsque Citroën nous a aimablement parlé de cette opportunité, ni d’une ni deux, nous avons sauté sur l’occasion. Bien qu’unique, le SpaceTourer Rip Curl n’en reste pas moins dérivé d’un modèle de série, au contraire d’un “vrai” concept car, entièrement unique. Alors que retenir de cette expérience ?

Brice de Nice approved : un design bien à lui

Avant de démarrer, il vous faut savoir que Citroën avait déjà décliné par deux fois son SpaceTourer. Il y eut tout d’abord la version Hyphen, disposant d’une ambiance haute en couleur avec son mélange de bleu vif et orange puis se fut la version 4×4 Ë Concept, cette fois basée sur la version XS du SpaceTourer et avec une esthétique plus discrète, mais innovant également comme la version Hyphen avec ses 4 roues motrices et ses protections supplémentaires.

Si cette version Rip Curl n’est pas commercialisée, sa base nommée Campster l’est, avec un prix compris entre 42 499 euros pour la version 1.6Hdi 95 et 46 999 euros pour le BlueHDi 180 EAT6, auxquels s’ajouteront les indispensables options de sécurité et d’aides à la conduite.

Ce SpaceTourer Rip Curl – à ne pas confondre avec la série spéciale dévoilée il y a quelques mois – va plus loin. Ce dernier est unique de par son coloris extérieur bi-ton : un kaki sombre pour la partie haute et beige lumineux pour la partie basse, le tout séparé par un jonc jaune.

Les jantes de 17 pouces kaki présentent un coloris spécifique à ce modèle mais partagent leur forme avec le modèle de série : leur moulage est identique à celui du véhicule de base. Les stickers des préparateurs sont quant à eux également là pour en jeter, donnant au passage un look de van de surfer : cela tombe bien, on est dans l’esprit Rip Curl !

Mais c’est surtout au niveau des préparations techniques que ce show car se démarque, avec une transformation en 4×4 opérée par Automobiles Dangel et pour s’affranchir de toutes les contraintes lors de votre voyage, il est aménagé par le préparateur Pössl en dérivé camping-car.

D’ailleurs, malgré sa garde au sol et surtout son pavillon surélevés, il reste sous la barre des 2,0 m de hauteur (1,99 m très exactement), lui permettant d’aller dans la plupart des parkings.

Une fois à bord, on constate que l’agencement de la planche de bord est strictement identique à celle de la version de série. Seuls les codes couleurs utilisés pour l’extérieur ainsi que la forme des sièges se démarque du reste, avec un traité horizontal bi-ton cuir et Alcantara, séparés d’un liseré jaune et disposant d’un aspect côtelé.

Quitte à pouvoir essayer un tel véhicule, autant l’emmener là où il sera à son aise et au milieu de ses semblables, à savoir au Mont Saint Michel ! Avanti !

Sur la route : rien ne sert de courir, il faut partir à point

Notre SpaceTourer Rip Curl d’un jour est équipé du 2.0 BlueHDi de 150 ch, comme toutes les versions disposant de la transmission intégrale Dangel. Ce bloc sait se montrer discret lorsque nous prenons l’autoroute, au contraire des quelques bruits de filtrations provenant de la coiffe.

Après quelques heures passées à rouler, le niveau sonore reste correct tandis qu’un premier arrêt s’impose. L’accès à l’arrière se fait grâce aux portes latérales coulissantes permettant au passage de créer une belle fenêtre sur l’extérieur si cette dernière est laissée ouverte.

Le temps n’était pas au beau fixe, l’espace repas, agrémenté de la kitchenette, d‘une table et d’une banquette nous ont permis de manger dans le confort et à l’abri, occasionnant quelques regards d’envies des touristes inondant la même aire d’autoroute.

Cet espace de cuisine inclut une gazinière, un évier et des rangements afin de préparer des repas en toute simplicité. On avoue que nous ne sommes pas allés jusqu’à l’utiliser dans son intégralité mais le potentiel état bien là, sous réserve de prendre le temps de moduler les éléments selon vos envies, grâce au système de rails. Et pour améliorer le confort à l’arrière, cette espace dispose de sa propre climatisation : royal !

La reprise du trajet sur autoroute reprend mais malgré les 370 Nm de couple dès 2000 tr/min, le surpoids de cette version ôte malheureusement au moteur, toute allonge. Il est vrai qu’avec une masse approchant les 2,7 tonnes – oui, vous avez bien lu, il faut jouer du levier régulièrement pour se relancer.

Si les trajets sur autoroute se sont déroulés correctement dans l’ensemble, la fin de ceux-ci sur les petites routes ont permis de confirmer la bonne tenue de route mais aussi de constater le manque de fermeté des suspensions et que l’on suppose spécifique à ce showcar.

En même temps, la vocation première d’un tel véhicule est de pouvoir déplacer un mini chez-soi et surtout un toit pour dormir, en s’affranchissant de toutes contraintes. En configuration « nuit », ce SpaceTourer préparé permet d’y faire dormir jusqu’à 4 personnes.

Même s’il était tentant pour nous d’y passer la nuit au sein de l’espace de coffre, cette fonctionnalité n’était malheureusement plus utilisable, après avoir été présentée de salon en salon pendant près d’un an. Nous aurions pu éventuellement nous rattraper avec la douche intégrée à l’arrière et équipée de son propre réservoir, mais nous avouons nous être de suite dégonflés.

Il restait toutefois la possibilité de se reposer à l’abri, grâce au toit déployable. Plutôt simple d’utilisation, en déverrouillant 2 attaches sous le toit puis en élevant celui-ci. Une fois déployé, il ne reste plus qu’à grimper au-dessus : pratique si l’on veut lire ou se reposer tranquillement.

Le dernier kilomètre avant notre emplacement final ne se fera pas sans mal étant donné qu’il a fallu emprunter quelques chemins peu praticables. C’est dans ces circonstances que les 4 roues motrices ont pu nous aider. En effet, sa transmission intégrale débrayable et sa garde au sol nous ont permis de manœuvrer sans inquiétude sur les petits sentiers tout comme se sortir de certaines zones meubles avant de pouvoir enfin attendre ce beau spot pour une ultime photo !

 

Cette expérience unique est de plus plaisantes, surtout pour une première approche en terme de véhicule aménagé. Le potentiel est bien là et le seul regret que nous aurions à formuler pour le client potentiel – en allant sur le site de Campster – est l’absence des 4 roues motrices. Pour le reste, il y a de quoi partir en amoureux plusieurs jours afin d’aller effectuer sans contraintes du camping et des randonnées, dans des lieux reculés.

Article : Fabien LEGRAND

Crédits Photos : Fabien LEGRAND – Wensi LIN

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