Chassez le naturel, il revient au galop ! C’est en quelque sorte la leçon de cet article : chassées fin juillet de la capitale, les Bluecar peuvent désormais revenir mais en tant que véhicules d’occasion revendus dans le réseau secondaire, comme nous l’avions découvert fin octobre. La preuve ? Nous en avons justement croisé un exemplaire !

Bluecar : discret retour à Paris

De prime abord, une Bluecar garée dans Paris cela n’a rien d’étonnant. De décembre 2011 à l’été dernier, elles y ont pullulé, à près de 4000 exemplaires au maximum. Autant dire qu’il était difficile de ne pas en croiser, qu’elles soient garées -et branchées- ou en circulation. Seulement voilà, depuis le 31 juillet, les Autolib ont disparu, et les rares Bluecar que l’on pouvait encore observer appartenaient à des flottes privées : Darty, Atos, Schindler… Si vous croisiez la route de l’un des -très- rares exemplaires vendus à des particuliers, de teinte bleu nuit, vous pouviez même aller jouer au loto (ou brûler un cierge, c’est selon).

Depuis le 31 octobre et la remise en vente des anciennes Bluecar d’Autolib, le retour de la petite citadine française électrique est désormais possible. Dépourvue des logos du service d’autopartage, et rapidement décrassée, la voiture signée Pininfarina avec sa carrosserie en aluminium brossé est prête pour le service.

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Une électrique d’occasion à moins de 5000 euros

Alors, comment les reconnaître ? C’est assez subtil :

  • d’abord, le macaron d’assurance, en date du 31 octobre, date -justement !- de leur remise en vente
  • la présence du détecteur d’ouverture pour déverrouiller la voiture, signe des voitures autopartagées
  • les différents stigmates de la carrière “publique” de ces voitures
  • et l’immanquable numéro d’identification Autolib, toujours présent sur le pare-brise !

Et l’on remarquera, ces photos ayant été prises avant le 1er décembre, que la voiture n’était pas branchée à une borne Autolib, ces dernières n’ayant été remises sous tension que plus tard (1000 bornes rouvertes).

Alors la Bluecar, bientôt de retour en masse dans Paris ? A 4500 euros, dont 2000 à 4000 pris en charge par la prime à la conversion, c’est une occasion en or ! A condition de ne pas oublier qu’il faut la brancher très régulièrement (décharge complète sous 3 jours de la batterie LMP), qu’il faut composer avec une voiture qui n’a pas été ménagée lors de sa carrière partagée, et qu’elle n’est pas totalement à jour en matière de sécurité (pas d’ABS ni d’ESP que seules les versions “civiles” avaient, par exemple). Mais, que vous soyez à la recherche d’une auto pas chère et électrique, ou collectionneur de voitures originales, cette voiture s’imposer comme un achat malin : c’est bientôt Noël, un beau geste ?

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Crédit photos : The Automobilists

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