A peine révélée, la seconde génération du Range Rover le plus vendu au monde est présentée au public en France, à Paris. Un rendez-vous qui permet de rencontrer pour la première fois la voiture, dont les essais ne débuteront qu’au printemps, et d’appréhender « en vrai » ses promesses notamment en matière de nouvelles technologies.

Range Rover Evoque II :
un fort goût de Velar

La première impression visuelle du nouvel Evoque est celle d’un petit Velar. En proportion, il est plus compact et moins allongé. Les traits principaux sont partagés, des optiques au pourtour noir qui clôt les bas de caisse, tandis que les éléments introduits voilà plus de 10 ans par le concept-car LRX sont conservés, des passages de roues gonflés au pavillon flottant.

On comprend la démarche de Range Rover, qui ne change pas une recette qui gagne. La modernisation est donc menée à la marge. Les modèles présentés sont dans le degré R-Dynamic, ouvrant un maximum de personnalisation. Les jantes présentées étaient de 20 à 21 pouces, tandis que la gamme démarre dès 17 pouces.

Un habitacle très tactile

C’est surtout à son bord que le nouvel Evoque impressionne. Si l’architecture orthonormée est conservée, l’épure de l’interface homme-voiture, permise par les écrans tactiles, est remarquable. C’est ni plus ni moins que l’intérieur du Velar, présenté voilà seulement deux ans, qui se retrouve dupliqué dans l’Evoque.

Volant avec bouton tactiles, double dalle centrale dont une pivotante en partie supérieure pour l’info-divertissement et la navigation, et la seconde, en partie inférieure, pour le confort et la climatisation. Cette dernière se démarque par ses deux boutons évidés en forme d’anneaux, comme en suspension sur l’écran une fois celui en mode économiseur. Facile à prendre en main, ces tablettes reprennent l’univers des autres Jaguar et Land Rover récentes qui en sont équipées, à savoir le Velar ou l’I-Pace à l’heure actuelle.

Le diable se cache dans les détails

Une fois la première impression passée, le regard s’arrête sur les détails de la voiture. Et ils sont nombreux, comme autant d’éléments soignés par Range Rover. A l’arrière, le seuil de coffre est lumineux par exemple. Le volant est, lui, doté de palettes rouges teintées dans la masse. Côté style, les choix de sellerie, nombreux, font apparaître l’Union Jack, tandis que 16 kg de matériaux recyclés prennent place à bord.

Cela ne suffit pas ? Bien sûr vous aurez remarqué les clignotants à défilement et les poignées de portes rétractables, encore rares mais qui se démocratisent (bonjour le DS 3 Crossback). Pour les fans de franchissement, Range Rover a revu l’étanchéité de l’Evoque avec des joints en bas de portière, intégrés aux protections latérales. De quoi traverser les gués plus en confiance. La custode arrière reçoit un système de dégivrage.

On ne pourra pas encore juger de la qualité de finition, les exemplaires exposés étant encore des pré-séries et présentant pour certains mêmes des plastiques non-grainés. Cependant, les choix de matériaux sont prometteurs, qu’il s’agisse du toucher comme de l’harmonie. De même, c’est seulement en conditions réelles qu’on pourra s’assurer du fonctionnement du rétroviseur intérieur, qui promet d’éviter les soucis d’occultation de la rétrovision lorsque le coffre est chargé jusqu’au pavillon – à tout le moins on peut vous dire comment ça fonctionne : un loquet sous le miroir propose 2 positions, comme feus les rétroviseurs jour-nuit manuels. Un regret ? L’arrivée d’un « vrai » levier de vitesses, certes au pied d’aluminium chic, mais beaucoup plus « banal » que l’ancien manipulateur qui s’élevait au démarrage du véhicule.

Prêt pour le million ?

Avec plus de 770.000 unités vendues depuis 2011, le Range Rover Evoque est à coup sûr le best-seller de Range Rover, et du groupe Jaguar – Land Rover (JLR). Un succès qui doit beaucoup à Ratan Tata, le magnat indien qui en 2008 racheta à Ford les deux constructeurs britanniques. Lors de sa visite dans les bureaux d’études, il avait découvert le concept-car LRX. Surpris par son style, les designers promirent qu’il ne serait pas aussi radical une fois en série. Le futur patron de « JLR » de rétorquer que s’il devait racheter l’entreprise, il voudrait voir l’Evoque reprendre trait pour trait le concept-car. Et ce fut le cas. Encore aujourd’hui, ce sont 13 Evoque qui sont vendus chaque heure, a rappelé par Steven de Ploey, le directeur général de JLR France.

Parmi les invités de cette présentation en avant-première, des clients ont pu prendre place à bord. Certains, déjà propriétaires de l’ancien Evoque, se sont montrés partagés entre la sensation réelle de nouveauté que l’intérieur dégage, mais aussi le regret à l’idée que la version 3-portes dont ils étaient friands ne serait pas renouvelée.

Disponible en France à partir de 39 350 euros, et livré à partir de l’an prochain, l’Evoque II proposera ses différentes motorisations au fil de l’année : boîte manuelle sur le Diesel D150 d’entrée de gamme à partir de juin, puis en fin d’année une variante hybride essence rechargeable. Mais, si vous êtes pressés, il faudra vous tourner vers la version First Edition, proposée seulement avec les Diesel de 180 ch et Essence de 250 ch, respectivement à 68 600 euros ou 71 100 euros.

Galerie photos complète du nouvel Evoque

Crédit photos : The Automobilists

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