Ayant su opérer un profond virage en termes d’image et de style ces dernières années, la marque aux chevrons revient de loin. Avec sa citadine C3 puis avec son premier SUV urbain le C3 Aircross, la marque a su attirer de nouveau l’attention avec un style décalé et rajeuni, dans la veine du C4 Cactus. De ce fait, lorsque le C5 Aircross nous avait été présenté l’année dernière en avant-première au centre de design de PSA à Vélizy, notre attention, lassée devant les lettres “SUV”, s’était ravivée à sa vue.

Pourquoi ? Tout simplement parce que le modèle de série respectait les grandes lignes ébauchées par le concept-car Citroën Aircross présenté en 2015, tout en renvoyant une image en décalage avec la concurrence installée. Moins agressif, plus confortable, le modèle aux chevrons assumait ses différentes comme autant de qualités. Après une longue attente de plus d’un an, le C5 Aircross est-il toujours aussi séduisant ? Quels sont ses atouts ? Réponse avec notre essai et en images depuis la région de Marrakech.

Dernier arrivé certes, mais prometteur ?

Le Citroën C5 Aircross est le dernier-né des 4 SUV conçus dans le Groupe PSA après le Peugeot 3008, le DS 7 Crossback et l’Opel Grandland X. Et force est de reconnaître que pour un quatrième rejeton, il ne ressemble à aucun de ses trois frères de sang. Pourtant, il partage beaucoup avec ces derniers, à commencer par la plateforme modulaire EMP2, les trains roulants et les aides à la conduite, sans oublier son positionnement dans le segment C. Toutefois, en la matière, le Citroën est le plus long des généralistes (4,50 m contre 4,47 m à l’Opel et 4,45 m au Peugeot) et il possède le deuxième plus long empattement, avec 2,73 m de longueur. Une façon de se démarquer, et ce n’est qu’un début.

Esthétiquement, le C5 Aircross joue sa carte à fond, et fait la synthèse entre les codes Citroën des dernières années et un style voulu plus statutaire. Il reprend ainsi le principe les projecteurs à double étage, avec la signature lumineuse située aux extrémités du cerclage des chevrons, positionnés sur un capot horizontal et haut-perché. Le C5 Aircross renvoie une impression de largeur et de robustesse sans recourir à l’agressivité comme certains de ses rivaux. L’ensemble est complété de ponctuels colorés, ici en blanc dans le bas du pare-chocs.

Partition identitaire

Sur les côtés, le SUV fabriqué à Rennes profite d’un flanc lisse, d’une ceinture de caisse haute, et d’une surface vitrée voulue continue depuis le pare-brise et les montants A jusqu’au hayon. Un jonc chromé vient habiller la portière arrière et le montant C, tandis qu’en bas de caisse, la présence de mini-Airbump vient rappeler la filiation avec le reste de la gamme.

La partie arrière, légèrement différente du concept-car originel, reprend le principe des feux à double étage tout en y apportant une notion de relief. De ce fait, la signature lumineuse du C5 Aircross reste bien visible et surtout unique. Le seuil de chargement, situé à 75 cm, est un peu haut (70 cm sur un 3008, 74 cm sur un Kadjar), et la lunette se manifeste par un très -très- petit essuie glace. Si esthétiquement cette partie arrière est réussie, elle manque cependant d’aspect pratiques.

Les raisons d’un retard

Gardant au chaud sa botte secrète pour le marché européen, Citroën a préféré se concentrer dans un premier temps sur le marché chinois, où le C5 Aircross fut lancé mi 2017. Le constructeur avance un choix produit, afin d’éviter de lancer sur la même période, en France, C3 Aircross et C5 Aircross sur le même segment des SUV de façon à leur permettre, à chacun, de conquérir leurs deux marchés distincts. On n’oubliera pas que la transformation de l’usine de Rennes a, elle aussi, nécessité du temps pour l’industrialisation européenne du modèle.

A la fin, plus d’un an s’est écoulé depuis et pendant ce laps de temps, le segment a commencé à saturer, imposant au C5 Aircross de frapper fort pour se faire une place. Le pari peut-il être tenu ?

Avant d’y répondre, marquons un bref interlude. Une première découverte statique en mai dernier nous avait rendus enthousiastes quant aux prestations promises : outre les combinaisons de couleurs ou la qualité de fabrication, c’étaient les qualités routières et notamment les suspensions à butées hydrauliques progressives qui semblaient les plus prometteuses. Il est temps d’en venir aux véritables atouts de ce C5 Aircross : il est familial, et il apparaît confortable.

Se démarquer pour espérer s’imposer

Pour se positionner différemment des 3008, Tiguan mais aussi aller chasser sur les terres des Kuga, Tucson ou Qashqai, Citroën est remonté aux sources du phénomène SUV. Celui-ci trouve l’une de ses sources dans la désaffection des automobilistes envers les monospaces. Un désamour qui ne signifie pas un rejet total : s’ils rejettent le contenant, les conducteurs et conductrices semblent regretter… le contenu.

Voici donc l’heure de découvrir le premier des atouts que le constructeur aux chevrons s’était bien gardé de dévoiler en 2017. Il s’agit tout d’abord d’une modularité arrière particulière pour le segment, avec 3 sièges indépendants au rang 2, coulissants sur 150 mm et tous rabattables indépendamment. Ce sont là des caractéristiques typiques de monospaces transposés dans le segment des SUV, un atout pour ce C5 Aircross… qui semble par ricochet signer l’arrêt de mort des monospaces chez Citroën, du moins celle du C4 SpaceTourer à 5-places dans un avenir proche.

Ce rang 2 rabattable 1/3-1/3-1/3 offre en prime un plancher plat dans le prolongement de la soute, ainsi qu’un volume de coffre allant de 580 à 720 litres (sièges coulissants obligent) et même 1630 litres une fois rabattus. C’est l’un des plus vastes de la catégorie et c’est mieux que la référence européenne du segment, le VW Tiguan qui propose de 475 à 615 litres (rang 2 coulissant) et jusqu’à 1 655 litres (juste un peu plus que le C5 rang 2 rabattu). L’ouverture du hayon est large et les volumes réguliers, mais le hayon électrique n’est de série que sur la plus haute finition. L’ensemble aurait gagné à être protégé d’un seuil métallique mais, à défaut, il propose sous sa tablette un volume complémentaire de chargement.

Bienvenue à bord

Prendre place à bord du C5 Aircross est chose aisée malgré une garde-au-sol qui atteint 23 cm. Il n’en demeure pas moins assez haut, avec 1,67 m en hauteur (1,62 m pour un C4 SpaceTourer). Les éléments de style intérieur sont familiers, tant ils rappellent ceux des autres véhicules de la gamme tout en y apportant leurs signes distinctifs. A commencer par la planche de bord au design horizontal et surtout agrémenté d’aérateurs verticaux qui encadrent l’écran central du GPS de 8 pouces, ainsi que de la fameuse lanière façon cuir côté passager.

Si le volant reste identique en tout point aux autres modèles de la gamme, le C5 Aircross introduit pour la première fois derrière lui des compteurs numériques, avec une dalle de 12,3 pouces au design d’interface propre à la marque, se différenciant de ceux de son cousin technique, le Peugeot 3008.

L’ensemble est harmonieux, bien assemblé mais propose quelques plastiques durs aussi bien sur les parties supérieures que sur les contreportes. On ne peut pas dire que ce soit rédhibitoire, mais cela incite de ce fait à opter pour les intérieurs cuir en option, dont les matériaux feront en partie oublier ceux évoqués plus haut. Un choix qui se fera parmi les ambiances suivantes :

  • Tissu gris et TEP noir avec bande orangée (de série sur Feel, 390 € sur Live)
  • Cuir gris foncé et tissu noir, bande claire et surtapis (de série sur Shine, 390 € sur Feel)
  • Cuir gris/beige, tissu gris clair, bande foncée et surtapis (idem)
  • Cuir nappa marron et TEP noir, bande en Alcantara gris, massage 8 voies, réglages électriques à mémoire et chauffage (+2 000 € sur Shine)

La console centrale offre une bonne disposition des commandes même si l’on peut regretter un éloignement de celles du bas, que l’on va devoir chercher du regard lors des premières utilisations. En prime, la console offre un espace avec recharge sans fil pour les smartphones, deux prises USB et un espace de rangement dans l’accoudoir.

Après les efforts, le confort

Le C5 Aircross se targue de proposer un confort supérieur à la concurrence. Cela passe visuellement par un intérieur bien organisé, mais aussi par les sièges. L’un des points d’attention de notre essai fut donc le confort d’assise. Citroën avait présenté il y a peu un nouveau type de sièges sur le nouveau C4 Cactus. Composés d’une mousse à haute densité surmontée d’une mousse à faible densité de 15 mm d’épaisseur, ils assurent une double fonction : tandis que la mousse à haute densité s’occupe de la tenue des passagers grâce à sa fermeté, la mousse à faible densité s’occupe du confort d’accueil tout en filtrant les hautes fréquences en roulage.

En revanche, seuls les sièges avant bénéficient de ce soin, le constructeur arguant du fait que les places arrière sont moins sollicitées et tiendront de ce fait plus longtemps dans le temps. Soit… Après tout à l’achat, c’est bien le conducteur que l’on tentera de flatter le plus. Remarquez la bande colorée des sièges qui arrive au niveau de la hauteur du vitrage : sa présence indique la limite de la mousse d’accueil du dossier, autant que le travail original des designers couleurs & matières de Citroën pour ce C5 Aircross.

A conduire : c’est un canapé sur rou(t)es

Un essai sur les routes marocaines des deux motorisations les plus puissantes (PureTech 180 ch essence et BlueHDi 180 ch Diesel) était alléchant sur le papier. Hélas, la météo décida malheureusement d’être elle aussi du voyage. Quitte à choisir une couleur, idéalement qui rende bien à l’image, nous avons choisi la teinte nacrée le rouge Volcano.

Au volant du C5 Aircross PureTech 180 ch

Discret au démarrage, le bloc 1,6 l THP essence sait se montrer doux et réactif lors des sollicitations, grâce à ses 250 Nm de couple disponibles dès 1.650 tours. Avec le basculement du marché vers l’essence, il représentera probablement une part importante du mix vendu, en France du moins. Pour s’assurer une conduite paisible, notamment au Maroc où les changements de vitesse (de 100 à 60 puis 40 km/h) sont nombreux, la boîte automatique à 8 rapports est de rigueur. Fournie par Aisin Warner, elle fait preuve des mêmes qualités que l’on a appréciées sur les autres modèles du Groupe PSA qui la reçoivent. Dernier arrivé et voulu familial, le C5 Aircross n’est pas une proposition au rabais.

Pour assurer les dépassement, le 1,6 l essence sait se montrer plutôt vigoureux et offre des reprises convaincantes, malgré une masse qui oscille entre 1 400 kg (à vide) et 1 540 kg (tous pleins de fluides faits et avec son conducteur et ses bagages). Le système de freinage n’est pas en reste et saura se montrer rassurant, ce qui est d’autant plus utile lors de certains enchaînement de virages en descente ou par anticipation tout au long de la route, vu le fourmillement de vie qu’il y a sur tous les abords des itinéraires marocains.

Aux grands maux le grand confort

Si les radars locaux (mention spéciale aux Peugeot 405 banalisées !) ont pu être une source de préoccupation au départ, le relais est rapidement pris par l’état de la route, chaotique avec ses nombreux nids de poules ainsi que ses accotements non stabilisés. C’est à ce moment précis que l’on comprend pourquoi Citroën a choisi le Maroc comme terrain de test, si ce n’est pour permettre de jauger le confort de conduite offert par son C5 Aircross.

Cela commence par l’insonorisation permise par le vitrage feuilleté à l’avant qui se montre efficace tandis que les bruits d’airs sont bien filtrés au niveau des rétroviseurs et des montants avant. Nous avons même poussé l’exercice plus loin en roulant avec le toit vitré ouvert (en option à 1 400 €), sans avoir eu à hausser le ton de notre conversation.

Les butées hydrauliques à l’épreuve

Le confort se poursuit avec les fameuses suspensions à butées hydrauliques progressives, de série sur toutes les finitions. Leur principe ? Une suspension dans la suspension, avec un résultat très convaincant à basse vitesse et bon à vive allure. L’exercice sera toutefois à reproduire avec une taille de jantes plus élevée, nos modèles d’essais disposant de 18 pouces et d’assez de gomme pour absorber les chocs avec des pneus en 235/55.

Cette nouvelle suspension a toutefois un effet plus que surprenant et déroutant sur la route et notamment en conduite plus poussée dans les enchaînements de virages : nous avons la constante sensation que le train arrière cherche à se replacer avec quelques mouvements de caisses, au point de se poser des questions durant les premières heures de conduite. Dans la réalité, il n’en est rien car même si la direction est un peu trop assistée dans l’ensemble, le châssis du véhicule reste bien ancré sur la route.

Si le confort constituait un point décisif au moment de votre achat, nous pouvons toutefois conclure que le pari de Citroën est tenu pour cet item. Cependant, un SUV ce n’est pas -que- du confort.

On quitte la route un instant

Profitant d’une accalmie, nous avons voulu pousser l’utilisation du C5 Aircross un peu plus loin et notamment en sortant des sentiers battus. Avec une garde-au-sol de 23 cm, soit la plus grande du quatuor PSA déjà évoqué, et même si ses soubassements sont dénués de protections supplémentaires, le SUV Citroën est en mesure d’aller gambader hors bitume. Il a besoin pour cela du système de motricité renforcée Grip Control, que nous avons été assez téméraires pour tester dans un premier temps dans les chemins caillouteux.

Verdict ? A allure et sur pente modérée, le couple moteur/boîte fonctionne à merveille tandis que le confort des occupants reste préservé.

Notre parcours improvisé nous offre de beaux paysages malgré un ciel triste, et nous décidons de continuer pour arriver sur des chemins boueux avec, au préalable, une pensée pour les équipes qui devront nettoyer le véhicule.

A défaut de 4-roues motrices, le C5 Aircross propose un système de motricité améliorée Grip Control, avec un mode boue et un mode neige (une option qui ajoute les pneumatiques Mud & Snow) et nous nous lançons à l’aventure de chemins encore immergés.

Après un moment à avancer sans être inquiétés, nous avons pensé que le C5 Aircross était loin d’être ridicule dans ce domaine hors-piste. Mais il nous a fallu toutefois nous rendre à l’évidence : dans des cas extrêmes, rien ne vaut une transmission intégrale équipée de pneumatiques adaptés pour éviter de s’embourber… comme nous le fîmes.

Mettant notre ego de côté après plus de 30 minutes passées à lutter pour n’avancer que de quelques mètres [note pour plus tard, suivre une formation adaptée en hors-piste], nous demandons de l’aide à des riverains, nous permettant de faire demi-tour pour repartir : oui, nous assumons notre mésaventure.

Au passage, la caméra de recul dispose d’une résolution bien trop faible pour être pleinement lisible et est trop exposée aux éclaboussures. Reste que la rétrovision est assez étendue pour permettre de faire vos manœuvres par vous-même.

De retour au point de départ pour un repos bien mérité, nous prenons place le lendemain matin à bord de la version diesel afin de profiter des lumières encore rasantes. Si la couleur rouge Volcano de notre précédent modèle permettait d’apporter une touche de pétillant, ce sont les éléments de personnalisation de cette variante Gris Platinum, qui viendront apporter une touche de fantaisie sur les photos. Les derniers détails rouge orangé ressortent du bas du pare-choc, des Airbump ou encore des barres de toit.

Au volant du C5 Aircross BlueHDi 180 ch

Les premiers kilomètres passés à bord de cette version BlueHDi 180, nous permettent déjà quelques constatations. La première, est que certains recoins du Maroc regorgent de paysages et de villes magnifiques, à l’image de Tahannaout, perchée dans les montagnes.

Si la présence de la mousse d’accueil supplémentaire dans les sièges pouvait laisser craindre une « surélévation » du siège (et donc une perte de maintien latéral car vous y seriez moins enfoncé), il n’en n’est rien dans la réalité. Reste qu’avec une sellerie cuir sur ce modèle, nous avions une sensation de boursouflure au niveau des omoplates : perturbante au départ, elle est vite oubliée par la suite.

Mais c’est surtout au niveau du comportement du véhicule que le plus gros changement est perceptible. Bien évidemment, avec 400 Nm de couple dès 2 000 tr/min, les reprises sont plus vigoureuses qu’avec le PureTech 180 ch, permettant d’effectuer des dépassements en un clin d’œil tandis que la sonorité du diesel est plus perceptible dans l’habitacle.

Plus de poids, plus de stabilité

Mais c’est au niveau du châssis que la différence est la plus marquante, car avec une centaine de kilos supplémentaires, le C5 Aircross s’est montré plus ferme et mieux assis sur la route, gommant les mouvements de caisse rencontrés sur la version essence.

Malgré le surpoids de ce bloc 2.0 l, homologué Euro 6d-temp comme il se doit, le véhicule reste utilisable également sur les chemins de terre (qui ont eu le temps de sécher, on vous rassure), nous permettant au passage d’immortaliser sa présence à flanc de collines.

Cette version Diesel nous semble d’ailleurs plus harmonieuse et cohérente avec la philosophie du véhicule, assurant une polyvalence d’utilisation tout en proposant pleinement l’expérience de confort promise par la marque.

Alors, tentés par ce nouveau SUV ? Est-il également financièrement intéressant ?

C5 Aircross : une bonne affaire ?

Tout d’abord, quelques chiffres-clés pour le nouveau SUV de Citroën : 7 teintes, 4 moteurs (2 essence, 2 diesel), 3 options de personnalisation et 5 ambiances intérieures différentes et enfin 4 niveaux de finition : dans l’ordre, Start, Live, Feel et Shine.

Avec des tarifs s’échelonnant de 24.700 euros pour la version PureTech 130 BVM6, à 39.150 euros pour la version BlueHDi 180 EAT8, le C5 Aircross se positionne entre le Nissan Qashqai et le Hyundai Tucson. Les tarifs du japonais démarrent à 23.400 euros, en version essence 115 ch BVM6, à 38.050 euros en version diesel dCi 130 BVM6 4×4. Côté coréen, le Tucson est bien plus cher sur toute la gamme, allant de 29.300 euros en diesel CRDi 115 ch, à 45.300 euros en diesel 185 BVA 4×4.

Le Citroën C5 Aircross étant le plus récent, les équipements technologiques proposés par rapport à ses concurrents sont à la page. Côté équipements de sécurité (de série ou en option en fonction des finitions), on retient notamment l’alerte d’attention du conducteur, la reconnaissance étendue des panneaux mais surtout la conduite autonome de niveau 2 avec maintien dans la file et régulateur adaptatif.

Si ces équipements sont de série sur la plus haute finition (Shine), le surcoût de 3.000 euros entre celle-ci et la précédente (Feel) pourra vous faire hésiter, au risque de choisir le niveau intermédiaire quitte à ne prendre que certaines de ces options.

Simple 2-roues motrices, mais hybride un jour

Au contraire de ses concurrents, Citroën ne propose pas de version 4 roues motrices. Même si le Grip Control ne remplacera jamais celles-ci, il permet tout de même d’aller un peu plus loin dans l’expérience de conduite et si vous tenez impérativement à cet aspect, sachez qu’il n’y aura pas de variante à transmission intégrale y compris la version Plug-In Hybrid. Cette dernière combinera en effet le bloc PureTech 180 ch avec un bloc électrique sur les roues avant, faisant grimper la puissance totale à 225 ch, demeurant une simple traction comme la Peugeot 508, et non un 4×4 non-permanent comme pour les DS 7 Crossback et Peugeot 3008.

Enfin, si le C5 Aircross dispose de sérieux atouts pour intéresser les familles, aucune version 7-places n’est prévue pour le moment, laissant le champ-libre au Citroën Grand C4 SpaceTourer avec son immense volume de coffre pour continuer d’accueillir les familles sans concurrence interne.

Conclusion : pari tenu !

Avec le C5 Aircross, Citroën tient un produit apparemment prometteur, avec de solides atouts pour se démarquer de la concurrence tant du point de vue stylistique que du confort. Ce dernier est à-même d’être une vraie motivation d’achat, que ce soit pour les sièges, l’insonorisation ou la nouvelle suspension à butée progressives hydrauliques. Agrémenté de blocs moteurs puissants et convaincants, c’est la version BlueHDi 180 ch qui nous semble le mieux lui convenir pour l’instant.

Fabriqué en France à Rennes, ce modèle est aussi le premier vrai SUV familial de Citroën, après deux générations de Mitsubishi rebadgés. A la fin de notre essai, le C5 Aircross s’annonce avec un avenir prometteur en Europe et pourrait bien changer la donne sur son segment.

Article et crédit photos : Fabien Legrand

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