A l’occasion de la sortie de Simulation Theory, le nouvel album du groupe de musique anglais Muse, parlons de leur préférence automobile. Et plus particulièrement de la présence prononcée de la Lamborghini Countach dans leurs derniers clips.

Une Lamborghini Countach comme voiture-star

La supercar de légende signée Marcelo Gandini apparaît en effet dès la pochette de l’album, aux côtés d’autres objets de la pop culture des années 1980. Puis, c’est dans plusieurs clips qu’on la voit : d’abord à la fin de Thought Contagion après une Corvette C4… Et puis, surtout, pendant deux des autres clips de lancement de ce huitième album : Something Human et The Dark Side.

Plus qu’un attribut ou qu’un élément de contexte, la voiture est véritablement actrice de ces films. En cela, elle participe aux références culturelles voulues par le groupe anglais. Dans Something Human, la Countach accompagne Matthew Bellamy dans une longue errance sur les interminables routes américaines. Seulement troublé par la poursuite de policiers (en réalité Christopher Wolstenholme et Dominic Howard, qui complètent le trio), Bellamy se rend jusqu’à un vidéo-club avant de renverser une cabine téléphonique de Police, clin d’œil bien sûr à Doctor Who. Tandis que dans The Dark Side, dont l’histoire prend l’immédiate suite, la Countach toujours pilotée par le chanteur traverse un univers psychédélique qui rappelle autant l’univers numérique de Tron que le film de Jean-Paul Goude lorsque la Citroën CX2 est avalée par la figure de Grace Jones.

La mélodie du V12 3,9 l de la Lambo’ ne remplace pas la musique de Muse. Pourtant, Matthew Bellamy est un grand fan d’auto, comme il le dit lui-même : il possède une Mini mais aussi une Mustang de 66 et une Thunderbird de 62. Il déclarait en 2013 que sa voiture rêvée était une… Lamborghini, l’Aventador. Tiens tiens ! Matthew Bellamy conduit aussi une voiture bien actuelle puisqu’il possède une Tesla Model S, tandis que sa première voiture fut une Lotus Elise. Chose amusante : le premier Roadster Tesla avait justement été développé sur un châssis… d’Elise Lotus.

La pop culture des années 1980 au service de la musique

Afficher des automobiles dans les clips musicaux, c’est assez courant. N’importe quel rappeur a déjà roulé dans toutes les voitures les plus luxueuses et chères qui soient. Bien avant eux, Michael Jackson avait utilisé dans son clip Moon Walker la Lancia Stratos Zero. Un coup de pub original à l’époque.

Autre référence “Muse” au “Roi de la Pop”, la fin de Thought Contagion n’est pas sans reprendre la fameuse Danse macabre de Thriller… Plus près de nous, dans la musique rock et électronique, une voiture a fait autorité dans les clips musicaux. C’est une autre italienne, grande rivale de la Countach : la Ferrari Testarossa.

Elle était en effet la voiture phare de la pochette d’Outrun de Kavinsky en 2013, dans un univers musical qui comporte également un titre évocateur : Roadgame. Mais, parce que le passé a de l’histoire, Kavinsky a la Testarossa dans le sang puisque c’est dès 2006 qu’il lui consacre le morceau Testarossa Autodrive.

Alors bien sûr, nous ne sommes pas là dans une critique musicale savante pour déterminer s’il y a clin d’œil, innutrition voire plagiat ou manque de créativité. Mais il y a en tout cas une proximité qui, si elle s’explique par la nostalgie, remet aussi en question l’idéal automobile en tant que rêve. Aurons-nous dans quelques années les navettes autonomes en tête de gondole des albums ? Il sera(it) intéressant de voir quelle utilisation et quel jugement leur sera(it) porté.

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