Vous êtes nostalgiques de l’Autolib’ ? Eh bien réjouissez-vous ! C’est bientôt Noël et vous allez pouvoir vous offrir à prix d’ami une des anciennes Bluecar qui circulaient en Île-de-France. 

Bolloré Bluecar, le retour à Romorantin

A l’arrêt du service d’autopartage francilien Autolib’ fin juillet, le départ des près de 4000 Bluecar avait été observé avec surprise en plein été. Que faire de toutes ces voitures dont les batteries, chaudes, se déchargent lorsqu’elles ne sont pas branchées ? Un reportage de TF1 avait alors mis en lumière qu’un ancien parking de l’usine Matra de Romorantin-Lanthenay était l’un des lieux de stockage des voitures. Aujourd’hui, certaines des voitures y sont reconditionnées pour être revendues.

Les Bluecar choisies pour cette opération font, espérons-le, partie de celles qui n’ont pas été les plus maltraitées lors de leur carrière dans l’autopartage. Après une solide remise en forme mécanique, le décapage de l’extérieur et le nettoyage de l’intérieur, la voiture est prête. Elle n’est cependant par remise à l’état neuf et conserve ses rayures, éventuelles bosses ou cassures dans l’habitacle. Malgré les apparences, mêmes les enjoliveurs semblent ne pas êre changés. L’idée marketing est de proposer au client une voiture “unique qui a son histoire et sa personnalité”, mais la réalité est aussi que l’opération n’aurait sans doute pas été intéressante s’il avait fallu acheter au Groupe Bolloré des pièces détachées.

De 3700 à 5500 euros !

Si ce coup de com’, autant que coup commercial, est l’idée de deux entrepreneurs parisiens, le premier revendeur connu est le Garage Cavarec de Romorantin-Lanthenay, qui propose une “vente flash limitée à 50 véhicules” pour “3700 euros TTC”. Un prix diaboliquement bas pour une électrique, qui en fait le VE le moins cher du marché. Certes, elle n’est que d’occasion mais elle est quand même éligible à la prime à la conversion (jusqu’à 2000 euros si mise à la casse d’un modèle d’avant 1997). De quoi porter l’achat à moins de 2000 euros… Une somme qui, rapportée aux économies de carburant et au petit usage périurbain (jusqu’à 250 km d’autonomie NEDC, 150 km réels) pourrait en faire un modèle plus que raisonnable dans les campagnes ou les couronnes de centre-urbains.

D’autres modèles seront proposés à la vente après cette série de 50 unités, mais seront eux vendus à 4500 euros pièce. Ces derniers seront exposés au public ce weekend sur le parking du Carrefour de Romorantin les 10 et 11 novembre. Le Groupe Bolloré est aussi sur l’affaire et propose ses voitures “reconditionnées” à partir de 5500 euros. Précisons qu’à l’heure actuelle, si vous voulez acheter une Bluecar neuve, c’est impossible en tant que particulier, la vente de VP ayant été discrètement arrêtée en 2016 par le Groupe Bolloré.

Future voiture de collection ?

La Bluecar du Groupe Bolloré a une histoire quasi improbable. Imaginée par Philippe Guédon au milieu des années 2000, dessinée par Pininfarina en 5-portes avant d’être adaptée en 3-portes, la mini-citadine électrique a été l’incarnation pendant près d’une décennie de l’autopartage moderne au XXIe siècle. Avec son volant de Lancia, sa qualité intérieure peu flatteuse, son unique airbag et son absence d’ABS, cette automobile est une vraie curiosité dans le paysage contemporain. A sa façon, elle peut donc représenter une étape non négligeable de l’histoire automobile, même si ça n’en fait pas (à ce jour ?) une pièce de musée ni encore moins une relique sacrée.

Pour l’heure, elle représente aussi un pari financier pour ceux qui ont investi dans le rachat de ce stock d’Autolib’ usagées. Ces derniers proposent autant la carrosserie 4-places BlueCar ou 2-places BlueUtility, remarquable à sa teinte rouge. Les kilométrages autant que l’état de conservation sont propres à chaque voiture. Mais, a priori solide techniquement, la batterie étant garantie pour 400.000 km et 1 million de cycles de charge, la Bluecar est peut-être la bonne affaire du moment pour qui veut sauter le pas de l’électrique, sans oublier que, plus encore que les autres, sa batterie a besoin de recharges constantes.

Pour plus d’information, rendez-vous sur le site Adieu l’Essence. Source : La Nouvelle République.

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