Ca y est, le nouveau Citroën Berlingo est dans la place. Enfin, tout du moins son dérivé familial. Pour la version utilitaire, baptisée Berlingo Van, il va falloir attendre encore un peu. Ce qui nous laisse le temps de faire un dernier essai de l’actuelle génération. Alias le king de la fourgonnette, aka roi des campagnes !

« C’est l’hymne de nos campagnes »

Si vous habitez, comme moi il n’y a encore pas si longtemps, à la campagne, vous devez en voir beaucoup. Vraiment beaucoup. Avec le Dacia Duster, le Citroën Berlingo utilitaire fait incontestablement partie du paysage automobile rural. Flambant neuf ou éraflé de tous les côtés, il est partout, mais souvent en blanc et avec de superbes pare-chocs en plastique noir. « Notre » Citroën Berlingo VU du jour ne fait pas exception.

Il date de 2008, a connu trois propriétaires et parcouru presque 180000 kilomètres. Il a servi à transporter du matériel agricole, des outils de jardinage ou encore des cagettes de nourriture pour les marchés. En bref, un Citroën Berlingo utilitaire pleinement affilié à sa vocation. Son propriétaire, amateur de jardinage, nous explique son choix : « je voulais un véhicule suffisamment costaud et rustique pour transporter des objets encombrants. Mais je voulais également pouvoir aller dans les chemins ou sur certaines routes défoncées sans me faire de souci, sans avoir peur de l’abîmer ».

Ce sont souvent les mêmes raisons qui amènent des particuliers à opter pour ce type de fourgonnettes, et à en faire leur deuxième, voire troisième voiture. Et force est de constater que les Citroën Berlingo utilitaires et consorts tiennent très bien la côte ! Le propriétaire de « notre » Berlingo d’essai, peut en attester : « je l’ai acheté fin 2014 à 3000 €. Il avait 140000 kilomètres, et était dans un état assez moyen. Beaucoup d’éraflures, aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur. On voyait d’emblée qu’il n’avait pas été ménagé ». 3000 €, cela peut paraître cher, et pourtant, un tour sur Le bon coin suffit pour se rendre compte que… c’est le minimum ! On y trouve encore des Berlingo I à ce prix-là. Pour un Berlingo II d’occasion, il faut plutôt envisager un budget de 5 – 6000 € minimum à l’achat. « Ca ne m’étonne pas. Ce sont des véhicules bons à tout faire et qui ont la réputation d’être fiables » poursuit son propriétaire.

Le chouchou !

Il est intéressant de constater, au vu du nombre de Citroën Berlingo utilitaires en circulation, que celui-ci a une côte d’amour très forte. Une popularité justifiée ? Sans doute ! Déjà, esthétiquement, le Citroën Berlingo II a des arguments. On peut se dire que le design n’est pas ici LE critère d’achat décisif. Et pourtant, Philippe trouvait le Kangoo « pas beau » et n’aimait pas la face avant du Partner. Tandis que le Berlingo, selon lui, « a une belle gueule ». Restylé en 2012 et 2015, le Citroën Berlingo II vieillit bien. D’ailleurs, le nouveau Citroën Berlingo Van, dévoilé en juin, lui ressemble encore beaucoup.

« Il a un côté robuste qui me plait beaucoup » estime Philippe. Une robustesse qui se retrouve aussi à l’intérieur. Ici, on ne parlera pas de plastiques moussés : tous les matériaux sont durs. Ce qui n’empêche pas des assemblages plutôt bons. Par contre, sur notre exemplaire qui, comme dit plus haut, n’a pas été ménagé depuis 2008, les rayures sont légions dans l’habitacle. Elles mettent aussi en évidence le fait que la qualité des plastiques, sur le long terme, semble laisser à désirer. « C’est service minimum à l’intérieur, pour ma version en tout cas. Ce n’est pas gênant pour l’utilisation que j’en fait, même si certains détails continuent de m’agacer comme les boutons de lève-vitres sur la console centrale, qu’on cherche toujours » poursuit son propriétaire. Nous pouvons aussi reprocher le manque de rangement dans la cabine.

Heureusement, le Citroën Berlingo II VU se rattrape au niveau de la capacité de chargement. Il fait partie des bons élèves en offrant un volume utile de 3,3 m3. Pas mal, pour une longueur extérieure de 4,38 m !

Et sur la route ?

Equipé d’un moteur HDI de 90 ch, « notre » Berlingo d’essai se montre… agréable à conduire. Eh oui ! Le moteur est suffisant et le levier de vitesse, positionné assez haut, tombe sous la main. Mais ce qui étonne surtout, ce sont les qualités du châssis PSA : si le Citroën Berlingo n’est bien-sûr pas un foudre de guerre, il tient incroyablement bien la route. Les rétroviseurs, suffisamment grands, facilitent par ailleurs la rétro-vision bien que forcément, l’absence de vitre à l’arrière soit un handicap.

Citroën Berlingo II fourgon utilitaire VU

On a hâte de découvrir pour cela le surround view (écran qui prend la place du rétroviseur intérieur et qui retranscrit, grâce à une caméra, ce qui se passe derrière le véhicule) du nouveau Citroën Berlingo Van ! « Rien à redire niveau comportement routier. Il y a juste à signaler les vibrations des plastiques dans l’habitacle. Aussi, le Berlingo peut être pris en défaut sur la la neige, la faute sans doute à son poids ». Notre configuration pèse 1 350 kg à vide, ce qui est effectivement relativement léger. Dans les régions montagneuses comme celle de Philippe (800 m d’altitude), on remarque d’ailleurs beaucoup de Citroën Berlingo et Peugeot Partner utilitaires à motricité renforcée, préparés par Dangel ou encore FAM.

A travers ces lignes, il n’était pas question de faire un « véritable » essai du Citroën Berlingo VU (ce que nous ne manquerons cependant pas de faire avec le nouveau, que nous devrions essayer dans quelques semaines !), mais plus de donner la parole à un propriétaire et de faire un rappel sur un véhicule dont le succès, aussi bien en neuf que sur le marché de l’occasion, n’est plus à prouver. Tout comme la connaissance de Citroën dans le domaine de l’utilitaire léger : en Europe en 2017, Citroën se plaçait en troisième position du podium, avec près de 73.000 unités.

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