Un Salon de l’Auto, c’est beaucoup d’autos mais aussi quelques curiosités au détour des allées. Un aménagement original, un détail ou encore une ancienne, le Mondial de l’Auto 2018 n’a pas dérogé à la règle. Nous avons donc réuni ici tous ces petits clins d’œil, toutes ces coïncidences ou encore ces originalités qui font le charme d’un grand salon automobile.

RétroMondial de l’Auto ?

Il n’y a pas qu’à l’exposition des Routes Mythiques que l’on pouvait voir des “anciennes” : certains stands n’hésitaient pas à exposer des voitures de collection. Pour célébrer leur anniversaire comme Renault pour ses 120 ans, ou mettre en avant un héritage (et donc une légitimité) sur un segment comme Suzuki avec le Jimny, certaines marques ont sorti du musée leurs belles pour les (re)montrer sur leurs stands. Tour d’horizon d’un Mondial à l’esprit de “pré-salon” Rétromobile !

Sous le Hall 1, la Cité de l’Automobile disposait même d’un stand spécifique. Certaines de ses plus célèbres carrosseries y étaient réunies : Renault 40 CV, Gordini 6 cylindres de 1952 ou encore la Panhard Levassor 35 CV retrouvaient les émotions d’un salon auto, comme en… 1984, où elles avaient été présentées pour le Centenaire de l’Automobile.

Non loin cette fois Hall 2 dans le Mondial de la Mobilité, on retrouvait l’Amicale Police Patrimoine pour sa traditionnelle exposition de paniers à salades et aux voitures “pie” telles qu’on les voyait dans nos rues au milieu du XXe siècle ! Cette édition mettait à l’honneur une R16 de 1970 destinée aux commissaires et qui sera bientôt restaurée. Comme sa copine à hayon la Simca 1100 Pie, la R16 appartient à la Préfecture de Police de Paris tandis que la Matra Djet appartient au musée de la Gendarmerie et la Jeep à Jeep Village.

Rétro aussi, par la taille cette fois, le Mondial mettait à l’honneur les voitures sans permis comme Aixam, un secteur dans lequel les constructeurs français sont leaders.

Le Mondial de nuit

C’est le Mondial interdit. Celui d’après 20h ou 22h, lorsque les portes sont fermées et que les bâches commencent à être installées. Un Mondial calme, sans bruit, presque sans musique si ce n’est celle des standistes qui réparent, ici, un écran fêlé ou là, un projecteur en panne. Le Mondial comme on ne le voit jamais en réalité ! Un “autre” Mondial que nous vous proposons dans cette galerie.

Un Mondial sportif ?

Comme pour les modèles de collection, les voitures de compétition viennent égayer les stands des constructeurs automobiles. Corner “sport” pour accompagner une gamme sportive, ou simple exposition d’une monoplace, les dispositifs ont varié mais ils permettaient de voir des Formule 1, des voitures de rallye et -surtout- des Formule E. Rappel des forces qui étaient en présence.

Un Mondial de détails

Au détour des allées ou d’une voiture, l’œil capte parfois un furtif élément qui aiguise son intérêt. Ces détails sont forcément subjectifs et n’appartiennent qu’aux regards de ceux qui les remarquent. Néanmoins, nous vous partageons ici les nôtres car, qui sait, peut-être avons-nous été surpris par les mêmes choses ! Signature Daimler dans le Classe G, calandre de Peugeot 301, logo “Trumpchi” dans la gamme GAC dont les économiseurs d’écran présentent la Terre vu de l’espace, ou encore le double stand Isuzu (à l’intérieur et à l’extérieur) à côté des Seat -qui grimpent au toit- ou la machine Invicta à côté de l’entrée, voici ce qui nous a interpellé.

Côté Renault, on proposait une activité originale : se faire scanner dans une machine temporelle pour ensuite se faire envoyer une vidéo de soi au volant d’une Type A de 1898, d’une R5 ou d’une Symbioz. Originale démarche !

Les absents sont parfois là

Souvent lue et répétée, l’absence d’une dizaine de constructeurs devait détourner le public d’une visite au salon. Mais les-dits constructeurs étaient-ils vraiment absents ? Parfois, leurs productions trônaient quand même dans les allées. Vous ne les avez pas vues ? On vous les montre ! Lotus, Opel, Volvo ou encore Volkswagen n’étaient en réalité pas loin…

Quant aux constructeurs américains, c’est à travers American Car City qu’on pouvait les retrouver.

Un Mondial autonome

Il y a ceux qui promettent des voitures autonomes et il y a ceux qui les font rouler. Navya est de la seconde catégorie et exposait, pour la première fois au Mondial, ses Autonomous Cab et Autonomous Shuttle, un exemplaire de ce dernier étant en circulation durant Mondial.Tech avec Transdev. Toujours piloté (au cas où) par une manette de XBox, ils constituaient un des exemples de voitures autonomes, tandis que Faurecia exposait un Espace adapté aux technologies de délégation de conduite, et Cristal son mobile définitif “i-Cristal” avec Transdev.

Un Mondial sur 3 roues (ou 4, ou 2 ?)

Retour du Mondial de la Moto en 2018 ! C’était la fête au Hall 3 avec donc le Salon de la Moto qui ne montrait pas que des 2-roues. Concept EU-Live de Peugeot, BRP 3 ou 4 roues, même Harley et Yamaha y allaient de leurs concepts.

Un Mondial Dingo

Chose originale, le Mondial 2018 se dotait avec Firststop d’une exposition photo ! Les clichés les plus célèbres de Dominique Dingo étaient présentés au public, plongeant les nostalgiques dans les années 80/90 d’Option Auto, de Rétroviseur ou encore des dossiers de presse Renault (la Twingo et les sumos, le concept Scénic et les visiteurs du futur, c’était lui !) Un grand plaisir et une ponctuation heureuse au milieu d’une visite effrénée des allées, surtout à la lumière des audaces et des folies mises en scène par Dingo. Une bonne idée qui sera à conserver pour le futur !

Mondial artistique

L’art pour l’art vs L’auto pour l’auto ? Le Mondial s’est permis en 2018 quelques escapades artistiques avec une art-car sur base de Peugeot 108 pour Mika, et d’un Berlingo Van (rare utilitaire présent en exposition, faut-il le signaler ?) en version boutique, à côté d’une 2CV Glaçauto suspendue au mur de la “Maison Citroën”.

Par le talent des designers de Créapole, une Delage était même parmi les voitures exposées. Certes, réduite à une maquette 1/5 du designer Alec Moran mais, tout de même !

Enfin, les artistes de tous les âges avec des briquettes pouvaient s’exercer avec des Lego : Formule 1 Renault ou Bugatti Chiron (roulante !), l’arrivée de ce nouvel exposant a ravi petits et grands.

La foule

Comment ne pas finir sur ce point ? On promettait au Mondial un échec étayé en arguments, de l’absence des constructeurs à la réduction de sa durée d’exposition, sans oublier l’autophobie ambiante ou le prix d’entrée. S’il est vrai que 18 euros cela devient -très- cher à payer pour un salon, la fréquentation a néanmoins été au rendez-vous : avec 1,068 million de visiteurs, le Mondial reste le seul salon à dépasser le million, même s’il est en très légère baisse face à 2016 -1,072 million cette année-là. Sauf que cette fois, c’est une baisse à comparer aux fameux 10 constructeurs absents, aux 5 jours d’exposition en moins ou à l’autophobie… Renault a même annoncé avoir vendu une voitures toutes les 5 minutes, tandis que chez Peugeot le rugissement du Lion (synonyme de signature d’une vente) retentissait souvent. Citroën aussi s’est félicité et a remercié, audace suprême, les constructeurs absents de leur avoir “laissé” leurs clients”… De ces écueils funestes le Mondial 2018 a finalement plus que triomphé et s’en sort avec les honneurs.

Retrouvez nos autres galeries du Mondial de l’Auto 2018 :

La galerie des Françaises
La galerie des Allemandes
La galerie des Asiatiques
La galerie du reste du monde
La galerie des concepts-cars 
La galerie de l’exposition des Routes Mythiques

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