Essai Audi A6 Avant 40 TDI S line : Cru bourgeois

Avec sa nouvelle A6 Avant Audi entend véritablement lancer la carrière commerciale de sa berline du segment E. En effet, c’est sous cette déclinaison break que l’A6 sera la plus diffusée en Europe (70 % en France) d’où une présentation rapide et une commercialisation qui vient tout juste de débuter.
En cette période de vendanges une telle déclinaison est d’ailleurs bien pratique pour transporter les fruits de sa production. Audi n’a probablement pas pensé à cette activité en tout premier lieu au moment de créer sa nouvelle A6 Avant mais il nous l’a faite découvrir en Allemagne ces derniers jours et, autour de Neckarsulm, c’est dans les vignes que nous nous sommes promenés à son volant. Une dégustation propre à nous permettre de vérifier si cette variante break de la nouvelle berline d’Ingolstadt est ou non un bon cru.

Bel Avant mais surtout bel arrière

Ce sont des choix particulièrement clairs qui ont été réalisés par les dirigeants de la marque et les designers de la nouvelle Audi A6 Avant. Pour faire simple, ils se résument en deux grands principes : créer un véhicule s’inscrivant dans la continuité de la version remplacée d’une part, conférer à cette version break un style dynamique et fluide d’autre part, quitte pour ça à sacrifier un peu de la praticité de cette déclinaison.

Il en résulte que l’observateur lambda moyennement au fait de la chose automobile croisant une nouvelle Audi A6 Avant 2018 (C8) risque fort de ne pas être à même de s’en rendre compte et de la prendre pour une Audi A6 Avant 2011 (C7). Mais, de son côté, le client d’une A6 Avant, un brin conservateur semble-t-il, sera rassuré par cette continuité de bon aloi lui conférant le sentiment paisible de changer sans trop changer tout en changeant quand même… Vous nous suivez ?

Il en résulte cependant aussi, et il faut tout de même insister sur ce point, que le véhicule proposé offre un dessin réussi, effectivement dynamique, fluide, équilibré et valorisant. On pourra tout de même discuter sur l’avant de cette Avant largement repris de la grande sœur A8. La nouvelle calandre, de plus en plus grande et démonstrative (bling-bling ?), ne sera pas forcément du goût de tout le monde. Pourtant elle confère au véhicule une largeur et une assise visuelle qui lui sied bien et annonce la couleur avec des lignes plus acérées. Dommage toutefois que l’intégration des différents radars dans cette gueule chromée ne soit pas particulièrement discrète. Il faut bien les mettre quelque part cela dit et toutes les marques ne possèdent pas nécessairement le logo ou le style adéquat.

Mais en ce qui concerne le reste on ne peut guère critiquer le design du véhicule. Cela ne veut aucunement dire qu’on aime à coup sûr, simplement il sera bien difficile de trouver dans les lignes de ce grand break de 4,94 m un quelconque déséquilibre ou une faute de goût flagrante. L’A6 Avant est particulièrement bien dessiné et on pourrait même aller jusqu’à le trouver plus convaincant que la berline dont il découle. Maintenant si vous êtes absolument réfractaire aux déclinaisons breaks rien, probablement, ne vous fera changer d’avis (essayez quand même, on ne sait jamais).

Pour les autres, penchons-nous sur le profil et surtout l’arrière de cette A6, puisque c’est tout l’intérêt de l’Avant. On y retrouve le truc qui fait tout, c’est-à-dire le traitement du hayon dont l’inclinaison atteint un niveau record, aussi bien chez Audi que face à toutes les autres concurrentes du segment (voire à tous les breaks). Ne cherchez pas de verticalité de ce côté, il n’y en a pas, mais en contrepartie le résultat stylistique souhaité est là. L’A6 Avant offre un profil extrêmement propulsif aux antipodes de l’idée – certes plus vraiment d’actualité – qu’on se fait d’un véhicule estampillé break. Oubliez le côté utilitaire, brique, parpaing ou cube, aucun de ces adjectifs ne s’adapte à notre Audi. Bien au contraire c’est de dynamisme qu’il est question et même un peu de sportivité grâce notamment aux lignes latérales, à l’épaulement marqué sur les roues arrière ou au dessin réussi des jantes de 20 pouces (option à 1300 €). La finition S line de notre véhicule renforce ce sentiment grâce au traitement des bas de caisse et à celui des pare-chocs avant et arrière. Et pour peu que vous adoptiez à la place du gris métal (Argent Fleuret en option à 1200 €) la magnifique livrée bleue (non disponible en France, navré) et les jantes 21 pouces des véhicules d’essai plus fortement motorisés vous obtenez vraiment un break « qui en jette ».

L’arrière participe aussi de cette sensation générale de sportivité. Comme à l’avant on retrouve des optiques au traitement interne très soigné et à la signature lumineuse précise et distinctive. Attention toutefois, à l’avant, il faut cocher la case LED HD Matrix dans les options (650 €) pour obtenir les jolies DRL de nos photos. Très étirés, les feux contribuent avec les autres lignes horizontales de cette poupe à donner la sensation d’un véhicule large et bien posé sur la route. Contrairement à ses nouveaux Q8 ou e-Tron, Audi n’a pas cédé au bandeau de feu tellement à la mode sur les productions récentes mais a quand même inséré une ligne de chrome reliant les feux entre eux. Elle n’est peut-être pas indispensable mais un peu de chrome en plus sur un véhicule premium ne saurait nuire, d’autant que dans l’ensemble il n’en abuse pas. En revanche ce dont on aurait aimé voir le véhicule se passer, c’est cette nouvelle manie à Ingolstadt de placer de fausses sorties d’échappement complètement occultées. Soit on les cache complètement, soit, si on souhaite les faire apparaitre comme c’est le cas ici, on les assume pleinement et on les rend fonctionnelles.

Plutôt à 4 dans l’A6 Avant

Le premier contact avec l’Audi A6 Avant se fait avec sa portière. Et il est un peu surprenant. Solides, les poignées valises de l’A6 se prennent bien en main et inspirent immédiatement confiance mais on est légèrement perturbé par le fait que l’ouverture ne soit pas « instantanée ». L’explication est toutefois simple, notre véhicule était équipé de l’option fermeture assistée des portières (soft close, 750 €) qui rend donc l’ouverture électrique et crée ce tout petit décalage auquel on s’habitue rapidement. A noter au passage, en toute logique, que cette option s’avère surtout agréable à la fermeture des portes. Inutile désormais de les claquer violemment. Il suffit simplement de les rabattre et l’électricité fera le reste, ce qui garanti aussi que les portières soient toujours correctement fermées.

Une fois ces ouvrants maitrisés c’est un habitacle high-tech, haut de gamme et fidèle à la réputation de qualité de la marque qui s’offre à vous. Dans notre finition S line on prend place dans une ambiance tout en nuances de gris. Gris clair pour le cuir des sièges (ici mixtes cuir-alcantara de série, le cuir complet s’échangeant contre 1150 €) ou des accoudoirs, gris un peu plus soutenu pour le simili-cuir de la coiffe de planche de bord ou du haut des portières et gris foncé pour la moquette ou l’alcantara des contre-portes. Cette Audi A6 est une chanson de Jean-Jacques Goldman à elle toute seule… Tout cela est également mâtiné de touches de noir brillant et généreusement parsemé de très beaux inserts en aluminium brossé. Les matériaux sont tous très soignés, les ajustements absolument inattaquables et le tout flatte sérieusement la rétine des occupants.

Ces derniers seront idéalement quatre. A l’avant, ils seront bien installés dans des sièges confortables, bien dessinés et maintenant très correctement dans les virages. A l’arrière, sans pour autant que ce soit extraordinaire compte tenu du gabarit du véhicule, ils disposeront également d’un espace appréciable pour leurs jambes, l’empattement ayant progressé de deux centimètres par rapport à la précédente génération. Tout ce petit monde pourra en plus, si le propriétaire en a eu les moyens, bénéficier de sièges chauffants (450 € pour l’avant, 900 pour les deux rangées) et d’une climatisation individuelle 4 zones (950 €, obligatoirement couplée aux sièges chauffants), le tout se réglant via une console tactile devant comme derrière. Maintenant, si une cinquième personne venait à se joindre à ce petit groupe, il lui faudrait quant à elle composer avec une place centrale arrière très sérieusement rognée par l’imposant tunnel de transmission (transmission quattro sur certains modèles oblige). Quant aux rangements, on retrouvera les emplacements classiques présents dans tout véhicule (bacs de portières, boîte à gants, aumônières…) sans qu’aucun d’entre eux ne soit particulièrement impressionnant. Vous ne mettrez ainsi pas beaucoup plus qu’un téléphone portable sous le grand accoudoir central mais il pourra au moins s’y recharger sans problème grâce à la connectique complète.

Autant en emporte l’Avant

Il reste un espace à étudier de près sur cette Audi, le cœur même du principe de notre déclinaison : le coffre. Disons-le tout net, ou plutôt redisons-le, le style a primé. En conséquence l’A6 Avant ne cherche pas dans ce domaine à tutoyer les sommets de la catégorie sur lesquels trône une étoile (Classe E Break) dont la soute affiche 670 litres de contenance. Mais si la berline de Stuttgart fait cavalier seul loin devant, elle le fait au sens strict. Car les autres concurrentes en lice sont, comme notre A6, loin derrière et affichent toutes peu ou prou la même capacité de chargement : 560 litres pour la Volvo V90, 565 litres pour la Jaguar XF Sportbrake ou 570 pour la BMW Série 5. Avec ses 565 litres l’A6 Avant s’inscrit finalement pile poil dans la moyenne de la catégorie, Mercedes-Benz classe E mise à part.

Ce n’est donc pas ridicule et ça permet largement d’emporter les bagages de nos fameux quatre occupants. Le coffre est par ailleurs très facile d’accès, bénéficie de l’ouverture électrique en série (avec le pied également), ses formes sont régulières et il est possible d’y adapter différents accessoires pour maintenir le chargement efficacement (rails et filets). Mais l’A6 Avant montrera ses limites si vous voulez la transformer en véritable déménageur. En hauteur tout d’abord. Nécessairement, l’inclinaison du hayon viendra se rappeler à votre bon souvenir. Si votre armoire normande a le bon goût d’avoir une partie biseautée tout ira bien mais si ce n’est pas le cas (ce qui en général est le propre d’une armoire normande) vous comprendrez très vite certaines notions géométriques du genre « le carré ne rentre pas dans le triangle… ».
En profondeur ensuite. Les sièges sont, bien entendu, rabattables selon le pratique schéma 40/20/40 et vous permettront ainsi d’atteindre 1680 litres de contenance mais ils ne vous offriront hélas pas un plancher plat. On regrette aussi un peu qu’à ce niveau de gamme les sièges se rabattent toujours via une simple palette mécanique latérale, certes efficace, et non grâce à une platine comme on peut en trouver sur une Volvo V90 ou même un Renault Espace.

L’A6 Avant n’est donc pas à considérer comme une camionnette dont la capacité de chargement serait sans limite. Il y a justement des camionnettes pour ça. Pour autant cette Audi n’est absolument pas ridicule dans l’exercice du chargement et elle remplira parfaitement sa vocation de familiale en embarquant sans rechigner toutes les valises de ses passagers. Et même un peu plus si nécessaire.

En Avant !

En appuyant sur le bouton start, pratiquement le seul désormais dans cet intérieur, le côté high-tech de l’A6 se révèle au grand jour. Les écrans numériques s’allument et il y en a vraiment partout. Ils sont au nombre de trois à l’avant et un à l’arrière. Deux pour les réglages de climatisation et sièges chauffants (celui de l’avant sert aussi de tablette permettant la saisie tactile du MMI), un pour le système d’infodivertissement MMI et une dernière dalle gigantesque de 12,3 pouces juste en face de vos yeux, le fameux Virtual Cockpit (option à 2150 €). Ce dernier, qui utilise la cartographie Google pour vous « montrer le chemin », s’avère très agréable à utiliser, d’une grande lisibilité et largement configurable. Les images sont si réalistes qu’on a souvent le sentiment qu’un drone filme votre parcours en temps réel. Et c’est en plus très pratique à l’usage pour le guidage GPS.

Le Virtual Cockpit n’est bien entendu pas tactile mais les trois autres écrans le sont, avec un retour haptique permettant de savoir si l’on a bien appuyé. Sans forcément savoir où. On s’y habitue mais une commande physique pour la température reste probablement plus efficace et simple en conduite. N’oubliez pas non plus d’embarquer votre chiffon microfibre avec vous pour que cet univers demeure présentable et ne se transforme pas rapidement en un étalage d’empreintes propre à rendre fou toute une équipe d’experts de la police scientifique. D’autant que même la platine de réglage des feux, traditionnellement à gauche du volant, s’est, elle aussi, convertie au tout tactile.

Attiré par tout ce déploiement technologique qu’on observe dans un (assez long) premier temps, on en oublierait presque la mécanique que l’on vient de lancer. Un oubli renforcé par le fait que sa première qualité est sa grande discrétion. C’est pourtant un diesel puisqu’il s’agit du 4-cylindres 2 litres TDI affichant 204 ch et 400 Nm de couple. Peu impacté par les nouveaux barèmes du bonus-malus puisqu’il annonce des rejets de CO2 commençant à 119 g/km (selon les montes pneumatiques) il constituera sans doute le gros des ventes d’A6 Avant en France. D’autant qu’on va le voir, c’est un bon choix. Uniquement proposé en deux roues motrices la version 40 TDI est obligatoirement couplée à la boîte double embrayage S-Tronic. Très agréable, douce mais aussi plutôt réactive cette boîte se montre efficace en toutes circonstances et il est possible par ailleurs d’en prendre le contrôle, jusqu’à un certain point, via des palettes au volant facilement accessibles puisque solidaires de ce dernier.

Dès le début de l’essai l’A6 brille dans un domaine : celui du confort. Il est d’abord acoustique car si les bruits du moteur sont fort bien contenus il faut en plus y adjoindre une insonorisation générale remarquable – même à haute vitesse sur l’autoroute allemande – qui participe immédiatement d’une ambiance paisible propre à rendre les longs trajets très agréables. Les assises sont également très accueillantes, on trouve facilement une excellente position de conduite avec les sièges électriques (1150 €), le volant S line spécifique est un régal à prendre en main et la visibilité globale, y compris la rétrovision intérieure, ce qui n’est plus si fréquent, est optimale.

Les aides à la conduite contribuent elles-aussi à rendre le trajet plus agréable et sûr. Elles ne manquent pas et permettent à cette Audi d’afficher une autonomie de niveau 3 sensée lui donner la liberté quasi-totale de conduire à votre place. Dans les faits ce n’est pas le cas, d’abord parce que ce n’est pas encore autorisé, mais il est largement possible de lâcher le volant sur l’autoroute. L’A6 corrigera votre trajectoire, restera à la bonne vitesse en lisant les panneaux – ce qu’elle fait plutôt mieux que d’autres véhicules testés jusqu’ici, même si ce n’est pas infaillible – conservera la distance de sécurité optimale avec le véhicule qui vous précède, s’arrêtera totalement en cas de ralentissement et redémarrera également d’elle-même. Des aides qui doivent surtout vous permettre de mieux vous concentrer sur la conduite proprement dite et ainsi vous décharger de certaines préoccupations fatigantes.

Mais c’est naturellement le châssis et la suspension qui participent à cette bonne sensation de confort. Audi propose plusieurs solutions selon les motorisations et les finitions choisies allant jusqu’au raffinement ultime de la suspension pneumatique couplée au système quattro et aux quatre roues directrices. La version 40 TDI n’en est pas là, se contentant d’une suspension métallique que la finition S line transforme en châssis sport un peu plus ferme. Mais notre modèle d’essai était doté de l’option amortissement piloté (850 €) permettant de choisir entre plusieurs lois d’amortissement. Dans les faits les différences ne sautent pas aux yeux et quel que soit le mode enclenché la voiture conserve toujours son caractère principal, celui du confort.

Le dynamisme n’est toutefois pas totalement absent, la voiture est tout à fait capable de mener un train qui n’a rien de sénatorial mais il faut simplement être conscient que ce n’est son domaine de prédilection. Sur les petites routes sinueuses, les 1710 kg du véhicule se ressentent très vite et l’agilité, en progrès et très correcte eu égard au gabarit, n’est toutefois pas ce qui impressionne le plus. Le comportement, sain et sans aucune surprise, reste toujours un peu pataud. Pourtant le moteur ne rechigne pas à emmener l’engin avec plus d’allant, il est très disponible, coupleux, vraiment volontaire et, bonne surprise, particulièrement sobre (tourner autour des 7 l/100 km est tout à fait faisable). Il est par ailleurs bien aidé par une direction très agréable, ferme juste ce qu’il faut et qui permet de placer la voiture comme on le souhaite en virage. Mais le vrai terrain de jeu de l’A6 c’est l’autoroute où elle se révèle absolument imperturbable et se transforme en une redoutable machine à rouler (vite). Ça tombe bien, c’est probablement ce que rechercheront en priorité la majeure partie de ses futurs clients.

Avant j’étais riche. Mais ça c’était Avant…

Sauf que pour devenir ce client il faudra tout de même avoir les reins financiers solides. Vous l’aurez déjà remarqué l’essai est parsemé de petites parenthèses pas enchantées du tout. Et nous ne les avons même pas toutes positionnées. Il n’y a donc aucune (bonne) surprise à attendre au niveau du tarif de cette Audi, il correspond en tout point à celui d’une marque premium qui propose par ailleurs un véhicule haut de gamme, doté des dernières technologies et d’une qualité de fabrication hors pair. En toute logique il est élevé, voire très élevé.

Le billet (et c’est une façon de parler car il en faudra plus qu’un) d’entrée de l’A6 Avant est ainsi fixé à 52 900 € (A6 Avant 40 TDI). A ce prix, il faudra vous contenter d’un véhicule moyennement glamour avec ses roues de 17 pouces et d’un équipement plus que sommaire. Oubliez le cuir, l’écran numérique devant vos yeux et toutes ces petites fioritures dont nous parlions plus haut, seul le strict minimum est présent. Pour que votre Avant ressemble un peu à quelque chose il vaut mieux d’emblée se diriger vers la finition S line de notre véhicule d’essai. L’addition grimpe alors rapidement à 60 800 €. L’équipement est moins indigent mais, on l’a vu, pour profiter des différents éléments de confort, de sécurité ou d’esthétique de la voiture testée ici il faut piocher généreusement dans le catalogue d’options et l’on fini par dépasser assez allègrement les 73 000 euros. A ce prix-là il manque un beau toit ouvrant panoramique bien pratique sur ce genre de véhicule pour lequel il vous faudra encore débourser 2250 €.

Et comme il est dès à présent aussi possible de choisir entre deux autres motorisations diesel plus musclées (45 TDI V6 3 litres de 231 ch ou 50 TDI V6 3 litres de 286 ch) et d’opter pour les finitions Avus ou Avus Extended, la barre des 100 000 € est nettement plus facile à dépasser que celle des 6 m pour un perchiste… Notons encore qu’un 4 cylindres Essence de 245 chevaux sera bientôt disponible et, vous vous en doutez, des versions nettement, mais alors nettement plus musclées feront leur apparition dans les mois qui viennent.

L’A6 Avant est donc chère, intrinsèquement, mais l’est-elle aussi si on la compare à ses principales concurrentes ? Ces dernières, pas particulièrement nombreuses mais toutes assez affutées, ne sont pour la plupart pas à chercher bien loin. On retrouve dans cette liste les modèles évoqués un peu plus haut, les deux autres allemandes premium, la BMW Série 5 Touring et la Mercedes-Benz Classe E Break, une britannique, la Jaguar XF Sportbrake et enfin une suédoise qui lorgne de plus en plus haut et qui a également de sérieux arguments esthétiques à avancer, la Volvo V90. Si l’on s’en tient à un niveau de puissance similaire à notre A6 40 TDI seule la Jaguar propose une offre d’entrée de gamme légèrement plus attractive. Elle doit cependant pour cela rendre 24 ch à la bavaroise. En poussant un peu les configurations de chacun des modèles on réalise finalement que les différences de prix sont assez réduites. Surtout qu’il n’est pas toujours possible de bénéficier des mêmes options ou spécificités techniques sur chaque véhicule. C’est donc plus probablement sur l’esthétique, les valeurs attribuées par chaque acheteur à la marque ou encore l’habitude que la différence se fera. Or, sur chacun de ces points l’A6 a des arguments à faire valoir.

Conclusion : Audi va de l’Avant

Valorisante, particulièrement bien construite, esthétiquement très réussie, bien motorisée, agréable à conduire, très confortable et à la pointe de la technologie, cette A6 Avant compte de sérieux atouts dans sa manche pour vous convaincre. Elle est certes chère mais s’attaque à un marché où la clientèle, exigeante, est aussi dotée de moyens financiers importants et donc prête à signer un gros chèque si le bon grain est dégagé de l’ivraie. C’est le cas de cette Audi et c’est la raison pour laquelle elle est incontestablement un cru bourgeois.

Crédit photos : Eddy P.

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